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| ÈÑÒÈÍÀ áðî¼ 160; Áå÷, ïîíåäåšàê 7. ¼àíóàð 2008. | |
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Komnen Becirovic: Pour une approche multiple de la question du Kossovo Çà âèøåñòðóêè ïðèñòóï ïèòàœó Êîñîâà 1. Vous venez de publier un tres beau livre, Le Kossovo de l'absolu : quelles sont les principales raisons qui vous ont pousse a traiter ce sujet? Elles
consistent dans le fait que la question du Kossovo, qui est d'abord celle
d'histoire, de culture et de civilisation, a ete grossierement simplifiee
et reduite a son aspect exclusivement demographique et politique: a savoir
les Albanais sont majoritaires au Kossovo, bien que minoritaires en Serbie,
donc, le Kossovo est aux Albanais; d'autre part, la tentative de la part
de la Serbie a la chute du communisme a la fin des annees 80, de retablir
sa souverainete sur le Kossovo qui beneficiait d'une autonomie trop exageree
octroyee par Tito, parce que favorisant grandement les Albanais et defavorisant
les Serbes et tous les autres, a ete interpretee comme une atteinte et
une violation des droits de l'homme, si bien que l'on se mit a accuser
les Serbes de tous les maux. 2. Pour la couverture de votre livre, vous avez choisi la photographie d'une eglise. La question du Kossovo a-t-elle donc pour vous une dimension eminemment spirituelle? Tout a fait! Le Kossovo de par son millier d'eglises, dont l'admirable Gratchanitsa a sept domes figurant sur la couverture de mon livre, etait essentiellement la terre du Christ. Et le mythe germe sous forme de l'epopee du sang des guerriers serbes tombes avec le prince Lazare pour la foi chretienne, en 1389, n'a fait qu'ajouter un nouvel element a cette dimension christique de la question du Kossovo. D'ou justement le titre de mon ouvrage: Le Kossovo de l'absolu .
En
fait, je consacre toute la deuxieme partie de mon livre a la multitude
d'auteurs francais, ecrivains, historiens, poetes, diplomates, qui, durant
le XIX e et les premieres decennies du XX e siecles, ont traite de la
Serbie et donc inevitablement du Kossovo, comme de la partie integrante
territoriale, spirituelle, culturelle, civilisationnelle de la Serbie.
Je n'en citerai que quelques uns des plus eminents : Lamartine qui salua
la resurrection de la Serbie, Saint-Rene Taillandier qui se fit historien
de cette Serbie renaissante,
Je vois dans cet engagement la preuve de l'universalite du genie francais,
de sa sensibilite et de sa disponibilite aux autres cultures, aux autres
civilisations. Par bonheur, les bombes de la coupable alliance, si elles ont meurtri la Serbie, n'ont pas pu bruler tant de pages immortelles de tous ces grands Francais sur les Serbes, que j'ai cites avec joie et fierte dans mon livre, et dont nos amis souverainistes et royalistes, perpetuent a present la lumineuse tradition. Propos recueillis par Jean-Paul Bled La Lettre de l'Independance , Directeur: Paul-Marie Couteaux, depute au Prlement Europeen, Directeur de la redaction: Jean-Paul Bled, professeur a la Sorbonne. |
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